DPE à Centre Sud à Vesoul : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Centre Sud, l’analyse de 984 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements, où le bâti antérieur à 1975 domine. Les passoires énergétiques y sont moins fréquentes qu’à l’échelle de Vesoul, mais la consommation et le coût énergétique médians sont plus élevés.

DPE à Centre Sud à Vesoul : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Vesoul

Le profil énergétique de Centre Sud repose sur 984 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 5 664 DPE analysés à Vesoul. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs performances énergétiques. Elles ne constituent pas un inventaire de tous les logements de Centre Sud : les proportions présentées concernent le corpus étudié. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, leur intérêt est de fournir un point de comparaison local. Elles aident à situer un bien dans son environnement, sans remplacer la lecture de son propre diagnostic ni permettre de déduire sa classe énergétique à partir de sa seule adresse.

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre Sud)Part du quartier
A30,3 %
B101,0 %
C33734,2 %
D42042,7 %
E15916,2 %
F363,7 %
G191,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre Sud (Vesoul).

Centre Sud présente un profil très majoritairement collectif : les maisons individuelles ne représentent que 5,2 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La période de construction dominante est celle de 1948 à 1974, avec 43,6 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 occupent également une place importante, à hauteur de 24,9 %. Au total, la part du bâti antérieur à 1975 atteint 68,5 %. Cette structure donne un contexte à l’analyse du DPE, mais l’âge du bâtiment ne suffit pas à expliquer son étiquette. Les données fournies ne précisent ni les travaux déjà réalisés, ni les équipements, ni les caractéristiques de l’isolation. Il serait donc injustifié d’attribuer une performance identique à tous les appartements d’une même époque.

  • 1948-1974 : avec 43,6 % des diagnostics, cette période est la plus représentée. Elle constitue le premier repère pour comprendre l’âge du bâti étudié, sans décrire à elle seule son état actuel.
  • Avant 1948 : la part atteint 24,9 % à Centre Sud, contre 18,8 % dans l’ensemble de Vesoul. Le quartier comporte ainsi une proportion plus importante de logements anciens dans les données analysées.
  • Maisons individuelles : leur part de 5,2 % invite à lire les résultats comme ceux d’un ensemble principalement composé d’appartements, plutôt que comme une référence spécifiquement adaptée au marché des maisons.

Des étiquettes D et C majoritaires dans les 984 DPE

La classe D est la plus fréquente à Centre Sud, avec 420 diagnostics, devant la classe C, qui en compte 337. La classe E rassemble ensuite 159 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent peu représentées, avec respectivement 3 et 10 diagnostics. Les classes F et G concernent 36 et 19 logements. Le profil du quartier se concentre donc principalement sur les étiquettes intermédiaires, plutôt que sur les meilleures classes ou sur les passoires énergétiques. Cette répartition apporte une nuance importante au caractère ancien du bâti : une forte présence de constructions antérieures à 1975 ne se traduit pas ici par une prédominance des classes F et G. Les données ne permettent toutefois pas d’expliquer les causes de cette distribution.

  • A : 3 diagnostics ; B : 10 diagnostics. Ces classes sont présentes dans le corpus, mais leurs effectifs sont limités par rapport à ceux des classes C et D.
  • C : 337 diagnostics ; D : 420 diagnostics. Ce sont les deux classes les plus représentées et les principaux points de repère pour situer l’étiquette d’un logement du quartier.
  • E : 159 diagnostics. Cette catégorie mérite d’être distinguée des classes F et G, plutôt que d’être regroupée avec elles dans une lecture trop générale des performances.
  • F : 36 diagnostics ; G : 19 diagnostics. Ensemble, ces classes représentent 55 logements, soit 5,6 % du corpus de Centre Sud.

Moins de F et G, mais des médianes supérieures à Vesoul

La comparaison avec Vesoul fait apparaître un résultat contrasté. La proportion de passoires énergétiques est de 5,6 % à Centre Sud, contre 6,5 % pour la ville entière. Pourtant, la consommation médiane du quartier atteint 192 kWh/m²/an, alors que celle de Vesoul est de 174 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation : 1 094 € dans le quartier, contre 1 000 € à l’échelle communale. La surface médiane est identique dans les deux ensembles, à 65 m². Centre Sud ne peut donc pas être résumé comme uniformément plus ou moins performant que la ville. Il comporte proportionnellement moins de F et G, tout en présentant des valeurs médianes de consommation et de coût estimé plus élevées.

Vendre : situer le logement sans généraliser le profil du quartier

Pour préparer une vente à Centre Sud, ces résultats permettent de présenter le logement dans un contexte énergétique précis. Une étiquette D correspond à la classe la plus représentée, avec 420 diagnostics, tandis qu’une étiquette C appartient également à une catégorie très présente. À l’inverse, un logement A ou B se situe dans une catégorie peu fréquente dans le corpus. Cela décrit une position statistique, sans établir une valeur de vente ni une préférence des acquéreurs. Pour un bien F ou G, la proportion locale de 5,6 % ne doit pas minimiser les caractéristiques de son diagnostic. Une présentation factuelle distingue l’étiquette individuelle, les estimations propres au logement et les éventuels documents disponibles sur le bâtiment, sans attribuer au bien les performances médianes de son quartier.

Louer : examiner les données du bien plutôt qu’un classement local

Pour un projet locatif, la prédominance des appartements et la surface médiane de 65 m² constituent des repères de contexte, non une description automatique du logement proposé. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 094 € peut aider à formuler des questions, mais ne doit pas devenir une prévision de dépenses pour le futur occupant. L’examen doit porter sur les informations du DPE propre au bien, notamment son étiquette, sa consommation et son estimation de coût énergétique. Les statistiques fournies ne permettent pas de conclure à la possibilité juridique de louer un logement particulier, ni de préciser les obligations applicables à sa situation. Elles servent avant tout à comparer et à informer, sans remplacer les vérifications propres au projet locatif.

Questions fréquentes

Centre Sud est-il plus performant énergétiquement que Vesoul ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Centre Sud compte 5,6 % de logements F et G dans le corpus, contre 6,5 % pour Vesoul. En revanche, sa consommation médiane est plus élevée : 192 kWh/m²/an contre 174 kWh/m²/an. Son coût annuel médian estimé est également supérieur, à 1 094 € contre 1 000 €. Ces résultats ne permettent donc pas de donner un classement global unique au quartier.

L’ancienneté du bâti signifie-t-elle que les logements sont surtout des passoires ?

Non, ce n’est pas ce que montre la répartition fournie. Si 68,5 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975, les classes les plus fréquentes sont D, avec 420 diagnostics, et C, avec 337 diagnostics. Les classes F et G totalisent 55 logements. L’âge du bâti et l’étiquette doivent être examinés séparément, d’autant que le corpus ne renseigne pas les rénovations ni les équipements des logements.

Quel repère utiliser pour présenter un logement à vendre ou à louer ?

Le premier repère reste le DPE du logement concerné. Les 984 diagnostics de Centre Sud apportent ensuite un contexte pour comparer son étiquette et ses indicateurs énergétiques. La médiane locale de 1 094 € ne remplace pas son estimation individuelle. De même, les statistiques du quartier ne permettent de déduire ni un montant de transaction, ni un loyer, ni la situation réglementaire particulière du bien.

Sources officielles

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